> Chez sOi ailleurs <

Depuis mon arrivée à Québec j’écume les marchés aux puces tous les dimanches matins. Une sorte de tradition, un rituel matinal (trop?) qui me vaut de tomber sur quelques pépites.

La fin de semaine passée, comme un cadeau de bienvenue, je suis tombée nez à nez avec pas moins de 10 livres de poche de Marguerite Duras ! C’est un signe, la providence; j’aime à croire qu’elle me parle, qu’elle me suit, et je pense alors qu’ il est étrange de tant penser et tant aimer son pays lorsqu’on est si loin de lui. Tout vous ramène à ce que vous avez quitté. Je m’atèle à la lecture de « L’été tranquille » et comprends après quelques pages : l’histoire se déroule en Dordogne non loin de chez moi…encore un signe!

Et cependant que je partage cette découverte avec une amie, nous réalisons combien la musique alimente également cette nostalgie pour le vieux continent. Pour ma part, j’avais envie de Gainsbourg en Angleterre, d’Edith Piaf en Italie et de Brigitte Bardot pour ma première fois au Québec… mais cet été il semble que je ne sois pas prise de « nostalgithe » aigüe et c’est même une chanson québécoise qui me revient souvent en tête. Pour remédier à cela, j’ai assisté au concert du groupe Fauve vendredi passé. Un show donné dans la petite salle du Théâtre le Petit Champlain qui doit compter une jauge d’à peu près 200 personnes (places assises incluses). C’est alors que je me suis rappelée combien il est plaisant de voir des groupes de son pays à l’étranger : tout est encore à démontrer, les conditions ne sont pas les mêmes, il faut faire ses preuves : un régale pour moi qui peut alors savourer des concerts intimistes et approcher les vedettes françaises sans risquer de perdre un bras ou de se retrouver mêlée dans une bataille improvisée. Comment ne pas me souvenir du show mémorable de Yelle au Cercle (nous devions être 200)? Les artistes eux-mêmes sont tout étourdis de tant de proximité avec le public, se sentent revenir non pas en arrière mais bien comme « à la maison, en famille » (dixit Fauve).

Comme quoi, on n’est jamais vraiment loin de ce qu’on aime ni de ce qu’on a quitté… pour peu qu’on sache où le retrouver !

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