happy mail tO

Mes chers oiseaux,

Je trouvais que ce blog manquait sérieusement de DIY alors j’ai voulu remédier au problème en inaugurant une nouvelle catégorie d’articles.
Le Happy mail tO sera un nouveau rendez-vous pour laisser s’exprimer mes envies, mes idées et tester de nouvelles techniques grâce à la confection de lettres papier envoyées chez un(e) partenaire de HappY Mail tO.

L’idée est assez simple : on s’échange des lettres colis autour d’un thème prédéfini, l’occasion d’utiliser ses dix doigts pour réaliser de jolies choses avant de procéder à l’envoi.

J’ai découvert cela le mois dernier, ce fichu mois d’avril où j’ai été clouée au lit pendant deux jours et où la seule chose à faire était de me perdre dans les méandres des internets. Je n’ai même pas pu me goinfrer de chocolats alors que j’ai reçu des trésors inestimables pour une expatriée française : des chocobons et du chocolat en poudre Poulain !

Mais pour revenir à l’ordre du jour, j’espère que je pourrai honorer ce rendez-vous régulièrement et bien entendu des articles seront écrits en conséquence : un pour vous présenter mes réalisations (et le pas à pas de quelques Do it) et l’autre pour partager avec vous le colis reçu.

J’ai hâte de recevoir mon premier HappY Mail, le thème retenu fut « Salade de fruits » et c’est avec Cartoncarton de Montréal que j’inaugure ce nouvel épisode ! Avec ce mois de mai en demi-teinte, les vitamines et les couleurs seront les bienvenues.

Je vous laisse avec mes mood boards pour vous mettre dans l’ambiance et vous dis à très vite pour cette nouvelle rubrique,
Portez-vous bien,
O.

 

Publicités
Publié dans happy mail to | Tagué , , , , , | 2 commentaires

Rencontrer Jennifer Brodeur

Mes chers oiseaux,

La semaine passée j’ai eu le plaisir d’être invitée au lancement de la nouvelle gamme PEONI, des soins visage créés par Jennifer Brodeur. Pour tout vous raconter, il y a déjà quelques semaines de ça je découvrais cette femme à la télévision dans la quotidienne de Gino, l’incontournable Salut bonjour! qui inaugure la journée de milliers de Québécois. Son discours avait alors su retenir mon attention de par l’intention qu’elle mettait dans son travail et ses produits.

Enfin une femme qui évolue dans les cosmétiques et qui ne prêche pas les faux-semblants : avec les soins PEONI on ne triche pas, on ne se cache pas, bien au contraire on se révèle et on s’assume. Il s’agit ici de prendre soin de soi et de sa peau bien plus que de paraître et se conformer aux standards en multipliant les gestes et les soins : on ne croit pas aux antirides ! Cette philosophie du « Less is more » a trouvé un véritable écho en moi : simplicité et efficacité, droit au but sans aucun compromis. Quatre produits composent la gamme PEONI (seulement quatre, oui oui!) et offrent le meilleur : 100% bio et naturelle, gluten free et produite exclusivement à Montréal, que pourrions-nous demander de plus ?!

 

Si Gino semblait heureux de recevoir une femme devenue l’esthéticienne attitrée d’Oprah Winfrey et Michelle Obama (bien sûr ça a tout de même son petit effet), moi je ne pouvais m’empêcher ce matin là de retenir l’incroyable énergie de cette femme et de cultiver une certaine curiosité pour son parcours : il faut être sacrément déterminée et passionnée pour arriver là où elle est, c’est à coup sûr une femme d’exception. Mon étoile a dû m’entendre puisque j’ai eu le plaisir de la rencontrer et de lui poser quelques questions.

RACONTE-NOUS TON PARCOURS PROFESSIONNEL

Il est un peu étrange ! Je voulais être avocate mais j’ai décidé de suivre un peu mon instinct. J’ai toujours été fascinée par la peau, comment la peau réagit mais pas par le maquillage, plutôt par l’alimentation et les produits. Je vois toujours la peau en 3 dimensions et je la coupe en 8 sections quand je regarde quelqu’un.
J’ai commencé une partie en DEP esthétique parce que je voulais comprendre et aussi enseigner. Ce n’était pas mon rêve d’être esthéticienne en institut donc j’ai fait un BAC en enseignement et je me suis spécialisée en biologie et chimie.
J’ai enseigné pendant 7 ans. J’ai toujours travaillé dans le domaine de la beauté mais comme je fonce sur les opportunités, en 21 ans mon parcours a forcément évolué avec le temps.

Et finalement, j’ai quitté l’enseignement en 2003 pour partir ma propre entreprise, ce qui a été une très grosse décision.

QUELS SONT TES TROIS CONSEILS POUR LES PERSONNES QUI VOUDRAIENT SE LANCER DANS UNE RECONVERSION BEAUTÉ ?

La première chose serait de se démarquer des autres. Ensuite de savoir quelles sont tes valeurs car c’est une extension de soi et de ton produit (et ce quelque soit le domaine de beauté). Et le troisième serait de comprendre les enjeux du domaine de la beauté non seulement à l’échelle nationale mais aussi mondiale. Avoir la vision la plus large et la plus globale possible, ne serait-ce que sur les réglementations qui diffèrent d’un pays à un autre.

QUEL EST TON SUPER POUVOIR ?

Les gens disent mon énergie mais je ne la ressens pas parce que je suis juste moi. Je dirais probablement ma franchise et mon honnêteté.


ENTREPRENARIAT AU FÉMININ, ÇA RIME AVEC QUOI POUR TOI ?

Indépendance ! J’ai pas de honte à dire que je suis féministe et je suis une mère de trois filles donc pour moi c’est vraiment important que mes filles comprennent l’importance d’une bonne éducation, d’être travaillantes et d’avoir une fierté dans ce qu’elles font.

LE MÉTIER QUE TU RÊVAIS DE FAIRE ÉTANT PETITE ?

Je voulais être avocate, je voulais être criminaliste, j’avais même déjà choisi mon université, tout était fait ! En maternelle, quand toutes les petites filles voulaient porter des robes de princesse, moi je voulais un tailleur et une mallette en cuir. J’étais déjà comme une avocate ! Comme de fait, je ne le suis pas du tout aujourd’hui mais je roule ma propre business.

COMMENT EST NÉE L’IDÉE DE PEONI ? D’OÙ VIENT LE NOM ?

Je voulais un nom simple. Dans le produit on retrouve de l’extrait de pivoine donc pour moi Peoni c’était une évidence, ça dit ce que c’est. Je voulais avoir à la fois un produit organique et holistique, végétarien, sans gluten, sans colorant, sans parfum et je voulais un produit performant. J’avais envie d’utiliser une racine pour travailler un produit qui venait de la terre, de l’essence même avec tout ses minéraux et ses vertus en la travaillant d’une nouvelle façon (comprendre qui n’a jamais été faite avant). Je n’aime pas faire la même chose que les autres.

C’est pour ça que Peoni est devenu cette gamme. La pivoine est bi-gender, elle peut être féminine comme masculine. On peut entendre parler de la pivoine comme étant le roi des fleurs ou la reine des fleurs. Je trouvais que ça allait tellement bien avec l’ère dans lequel nous sommes. Ça a l’air particulier mais pour moi ça me parlait beaucoup, je trouvais ça fascinant. La pivoine est une fleur qui peut également vivre jusqu’à cent ans si elle est bien entretenue, elle est très robuste.

Beaucoup de recherches ont été menées en médecine chinoise sur les extraits de la pivoine et je trouvais ça vraiment intéressant. Alors voilà pourquoi j’ai choisi ce produit. J’essaie toujours d’innover.

OÙ ET COMMENT CRÉES-TU TES PRODUITS AVEC TON ÉQUIPE ?

Tout est basée sur l’Ile de Montréal. Tous les produits, le packaging est fait à Montréal.
Je commence toujours seule c’est-à-dire que je suis inspirée par quelque chose, je fais mes recherches, j’établis un index (ça peut être long) avec toute la liste des ingrédients; je fais le tri de ce que je ne veux pas et je dresse une liste des ingrédients que je souhaite dans ma formule. À partir de là, en laboratoire on travaille avec les chimistes pour élaborer le produit. L’avantage avec Peoni c’est que tous les ingrédients de ma dream list ont été validés, ma recette a été entièrement respectée et j’en suis très contente.

Je travaille toujours en création seule pour commencer et ensuite avec les spécialistes parce que c’est important de faire tous les tests de microbiologie pour s’assurer que le produit est intact et qu’il n’y aura pas de problème.


TOUT SEMBLE BIEN ALLER ALORS… WHAT’S NEXT ?!

Un nouveau produit sortira à l’automne. On travaille sur une chandelle en collaboration avec une parfumerie en France pour avoir l’odeur parfaite. Je suis aux anges, je suis vraiment fière de ce travail.
On travaille doucement sur un livre orienté sur des conseils, un guide pour aider n’importe qui qui le consulte et démystifier les produits de beauté avec une touche d’humour.

Je vous donne rendez-vous à la fin du mois pour vous donner mes impressions sur les produits PEONI et d’ici là mes oiseaux, je vous souhaite un très beau mois de mai !

Publié dans rencOntres | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

thelma au cap rOuge

Bonjour mes oiseaux,

Aujourd’hui je vous présente enfin ma première couture de l’année, une réalisation dans le cadre du défi « Ma garde-robe capsule 2017 » lancée par Clopiano (souvenez-vous, je vous en parlais et vous présentais mes objectifs couture en début d’année ;) Bon, ok, nous sommes au mois de mars… un peu en retard mais jamais trop tard !

Alors une cape déjà, c’est pas banal, personnellement je n’en ai jamais eu avant ni même porté à l’occasion d’une soirée déguisée ou autre. Mais dés que j’ai vu le modèle de Wear Lemonade, j’ai eu le coup de foudre pour Thelma et je la voyais rouge, un rouge éclatant pour apporter beaucoup de couleur dans ce paysage hivernal.

J’ai donc trouvé un tissu pour manteau rouge grenat chez Fabricville et un joli coton rayé pour la doublure. C’était la première fois que je posais une doublure et j’avais un peu beaucoup peur je l’avoue. Mais finalement, tout s’est bien déroulé et je ne peux vous exprimer ici la joie que ça a été de découvrir le résultat une fois le tout mis à l’endroit.

J’ai eu quelques déconvenues au cours de cette réalisation, mais je ne peux en vouloir qu’à moi-même : cela faisait un bon bout de temps que je n’avais pas cousu et je me suis sentie un peu rouillée. J’ai coupé trop de pièces de tissu par exemple, ou deux fois le même côté ce qui a forcément allongé le temps de travail.

Point de vue technique il n’y a rien d’insurmontable, seulement de belles longueurs à coudre; ce fut aussi l’occasion pour moi de renouer avec les boutonnières (j’aime bien les boutonnières) et de découvrir le nouveau cahier explicatif des patrons Wear Lemonade. D’un côté plus complet il est également moins détaillé je trouve, notamment avec les photos des étapes. Bien sûr il y a toujours la vidéo en support complémentaire mais par exemple, j’ai eu du mal à comprendre où je devais poser ma parmenture (sur leur forum, une fille a eu le même problème). Mais franchement, le travail en valait la peine, j’en suis très heureuse et fière de ma Thelma, avec son joli col et ses poches intérieures pour garder les mains au chaud.

Bon et finalement, il faut bien que je vous raconte cette séance photo. Nous avons choisi un jour de grand et beau soleil, quelques jours seulement après la tempête de neige de l’année et j’avais envie d’oser : oser présenter ma cape rouge à Cap Rouge (la saisis-tu ?!), un quartier de Québec au bord du fleuve Saint-Laurent. Mais évidemment, aveuglée par mon enthousiasme débordant (le soleil, le printemps  avec ses 1°c, le week-end enfin) j’ai eu l’erreur de ne pas me couvrir assez. C’est donc une Miss O frigorifiée que vous voyez sur ces images ! Le vent soufflait très froid, je ne sentais plus mes doigts, très difficile pour moi de sourire, … ce fut la séance photo la plus rapide de ma vie ! Nous sommes vite rentrées au chaud avec ma nouvelle complice Fadua, nous régaler d’un thé bien chaud et d’une part de gâteau au chocolat (ben quoi?!)

Cette expérience a surtout confirmé que je porterai ma cape au printemps et à l’automne, donc si vous voyez passer un petit chaperon rouge à Québec, ce sera probablement moi : n’hésitez pas à venir me saluer ! :)

Ps : avec ma tuque, j’ai l’impression d’être une révolutionnaire au bonnet phrygien !

 

Publié dans créatiOns, mOde | Tagué , , , , , , , | 4 commentaires